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256 - Bordeaux-Lafitte. 1836
Lithographie de la série Galerie physionomique. 230 x 225 [320 x 250 mm]. Bonne épreuve sur vélin, avec la lettre. Delteil 326. Quelques rousseurs dans la marge inférieure. € 275 |
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257 - Le vrai fumeur. 1836
Lithographie de la série Galerie physionomique. 233 x 232 [322 x 248 mm]. Bonne épreuve sur vélin de l'état définitif, avec la lettre. Delteil 334-ii/ii. Infimes rousseurs. Mouillure dans l'angle supérieur droit. € 275 |
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258 - La loge grillée. 1836
Lithographie de la série Galerie physionomique. 245 x 232 [320 x 250 mm]. Bonne épreuve sur vélin de l'état définitif, avec la lettre. Delteil 339-ii/ii € 225 |
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259 - Maudit col. 1837
Lithographie de la série Galerie physionomique. 225 x 206 [325 x 250 mm]. Bonne épreuve sur vélin de l'état définitif, avec la lettre. Delteil 340-ii/ii. Léger empoussièrement dans l'angle inférieur. € 225 |
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260 - Mon cher ami je viens sans cérémonie vous
demander à dîner. 1838
Lithographie. Planche 7 de la série Croquis d'expressions. 247 x 204 [270 x 355 mm]. Bonne épreuve sur vélin de l'état définitif, avec la lettre. Delteil 472-ii/ii Insignifiantes amorces de déchirures au bord supérieur du feuillet. € 200 |
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261 - Dire que ça se dandine avec un petit air…
1839
Lithographie de la série Mœurs conjugales. 225 x 217 [353 x 274 mm]. Bonne épreuve sur vélin de l'état définitif avec la lettre. Delteil 632-ii/ii. Cachet sec de l'éditeur (Bauger) dans la marge inférieure. Insignifiantes amorces de déchirures en bord de feuillet, à droite. L'épreuve est uniformément jaunie. € 200 |
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262 - La patience est la vertu des ânes. 1840
Lithographie de la série Proverbes et maximes. 233 x 188 [355 x 245 mm]. Epreuve de l'état définitif, avec le texte au verso, parue dans le Charivari de juillet 1840. Delteil 805-iii/iii. Plis souples habituels des épreuves "Charivari" € 250 |
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![]() Eléments de biographie DAUMIER (Honoré), dessinateur, peintre et caricaturiste français,
né à Marseille le 26 février 1808. Son père, honnête vitrier, cultivait
la poésie à ses moments perdus ; mais bientôt les Muses lui firent négliger
son état, et il vint habiter Paris. Le fils du vitrier fut d'abord employé
dans une maison de librairie. Rentré chez lui, le soir, il s'essayait
déjà à dessiner et composait des vignettes de romances. Nous ne savons
pas autre chose de ses débuts dans la vie. Mais on lisait dans la Caricature
du 30 août 1832 : " Au moment où nous écrivions ces lignes, on arrêtait,
sous les yeux de son père et de sa mère ; dont il était le seul soutien,
M. Daumier, condamné à six mois de prison pour la caricature de Gargantua.
" L'artiste et l'homme nous apparaissent tout entiers dans cette simple
note. Daumier, toutefois, n'en était plus alors à son coup d'essai ;
il avait déjà publié dans la Silhouette des croquis militaires inspirés
par Charlet, et que les amateurs recherchent aujourd'hui. Le Gargantua
séditieux représente un roi (on devine lequel) qui avale de gros budgets
et d'énormes pâtés farcis de donations, que de petits marmitons habillés
en ministres lui introduisent dans la bouche. Déjà dans l'esprit de
Daumier germait la raillerie persistante des gens de justice. Il fut
dès lors adopté par le parti républicain. Balzac et lui se rencontraient
souvent dans les mêmes journaux. " Si vous voulez avoir du génie, disait
l'écrivain au jeune artiste, faites des dettes. " C'est M. Champfleury
qui cite ce trait dans son Histoire de la caricature moderne, à laquelle
nous empruntons la plupart de ces détails. Le journal la Caricature
retrace jour par jour les premières années du règne de Louis-Philippe.
Le crayon de Grandville et de Daumier ne s'arrête pas ; il épie le roi
dans tous les actes de sa vie privée comme dans sa vie publique, et
avec le roi, ses enfants, ses intimes, les dignitaires, les pairs de
France, les députés, les ministres, les généraux, les magistrats et
tutti quanti. Philipon chargea spécialement Daumier de reproduire les
traits de quelques-uns des inamovibles. Le premier de la galerie fut
le vieux Lameth, l'ex conventionnel. Il avait traversé les orages de
la Révolution, et n'avait pas soupçonné celui qui s'amassait contre
lui. Le crayon emportait le morceau ; l'exagération de la laideur n'avait
jamais atteint cette verve, cette puissance ; l'art devenait violent,
provocateur. Tous ces dessins portent la même empreinte : on devine,
à les voir, la haine profonde des jeunes républicains pour les défenseurs
de la royauté. A la suite viennent tous les amis et les familiers du
château, les ministres, les députés, les procureurs généraux, les présidents
de chambre et autres amis de l'ordre ; tous sont marqués d'épithètes
violentes : centrier, gras, membre de la Chambre prostituée, etc. Quiconque
avait du ventre entrait de droit dans la galerie avec sa graisse et
ses articulations engorgées. La Caricature était sans pitié pour cette
graisse " amie de la prudence. " Mais la maigreur ne mettait nullement
à l'abri du crayon impitoyable de Daumier. Citons entre autres portraits
celui de M. Persil, magistrat sec, froid, anguleux, aux chairs flasques
et blêmes, aux yeux caves. Au-dessous, l'artiste a dessiné en blason
un couteau de guillotine ; une tête coupée, des chaînes, des menottes,
complètent ce cruel symbole. Tous ces portraits sont signés Rogelin,
pseudonyme de Daumier ; tous sont d'une ressemblance telle, qu'on les
dirait dessinés d'après nature. L'artiste n'a pas oublié M. Guizot :
"Tu as été à Grand !" dit la légende. Voici venir maintenant M. Thiers.
De 1832 à 1852 le crayon de Daumier le harcèle sans trêve ni merci ;
il le représente souriant, malicieux, parfois avec l'attitude de Polichinelle.
A la vérité, le dessinateur n'apparaît point seul ; derrière lui se
montre toujours Philipon, cet autre railleur, qui souligne en quelque
sorte le dessin par une spirituelle légende. Des masques, Daumier passe
aux portraits en buste. Le Charivari de 1833 en contient plusieurs.
Enfin, après tant de croquis et d'études partielles, voici des hommes
étudiés de près. Le caricaturiste va les reprendre en pied dans leur
allure habituelle, allant, venant, les mains dans les poches, avec leur
gros ventre ; rien ne sera omis dans le détail es familiers de la cour
citoyenne, ni les lunettes, ni les perruques, ni le coton dans les oreilles,
ni les cheveux ébouriffés et les favoris en l'air, ni les faux-cols,
ni les traces d'élégance à l'empois : portraits plus réels que ceux
du musée de Versailles. L'amiral de Rigny n'aura jamais eu de plus fidèle
image ; dans le fond d'une planche, apparaît le sosie du vieux Royer-Collard,
c'est-à-dire un habit de pair de France accroché à un porte manteau
coiffé d'une perruque. Daumier sentit bientôt se développer son talent,
et son rôle jusqu'en 1834 fut vraiment considérable, attaché qu'il était
à trois publications importantes : la Caricature, le Charivari et
l'Association mensuelle lithographique. C'est dans le second de
ces journaux que fut publié Robert Macaire, ce héros de l'Auberge
des Adrets, qui participe tout à la fois de Panurge, de Sancho, de Falstaff,
de Scapin et de Figaro, cette figure symbolique de l'inventeur sans
inventions, du fondateur de compagnies sans compagnons, du bailleur
de fonds sans caisse, du médecin sans malades, de l'entremetteur de
mariages sans dots ; ce type de la grandeur dans le trivial du ruisseau,
et de la canaillerie héroïque ! Postérieurement à cette date, indiquons
en passant les Assassins de la rue de Vaugirard, les Juges des accusés
d'avril, la Lecture du Constitutionnel au Palais-Royal, la Pèche aux
actionnaires, etc.; puis cette série railleuse qui a pour titre
Histoire ancienne, parodie à outrance de l'enseignement de l'Ecole des
beaux-arts. Rarement le grotesque fut poussé plus loin. Ajoutons à ce
catalogue les Divorceuses, les Femmes socialistes, les Philanthropes
du jour, les Grecs, les Bons bourgeois, les Bals de la cour, les Pastorales,
les Papas, les Beaux jours de la vie. La politique, les cancans,
les modes, les défauts du visage, comme les travers de l'esprit ou du
caractère, rien n'échappe à cette verve moqueuse et inépuisable. Une
de ses plus belles pages est sans contredit le Ventre législatif
[qui] seule suffirait à sa gloire. Daumier n'est pas seulement un satirique,
il y a aussi en lui un paysagiste de premier ordre, témoin son Convoi
funèbre au Père-Lachaise. On trouve encore du Goya en lui, ainsi
que l'atteste cette composition si émouvante, si dramatique, inspirée
par les massacres de la rue Transnonain. Louis Blanc et Victor Hugo
ont décrit ce drame dans tous ses détails.[...] Sources : in article Daumier, Grand
Larousse du XIXe siècle |
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Galerie
Laurencin - 17, rue Auguste Comte - 69002 Lyon, France
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